RC Lens : la réaction tant attendue de Yannick Cahuzac après la gifle contre Côme
Après l’humiliation historique face à Côme (1-9), Yannick Cahuzac n’a pas caché son immense déception. L’entraîneur lensois a évoqué un sentiment d’humiliation et refusé catégoriquement de baisser les bras malgré cette débâcle.
Le RC Lens a vécu l’une des soirées les plus difficiles de son histoire récente. Pour la 4e journée de Ligue des Champions, les Sang-et-Or ont été balayés à domicile par Côme (1-9), dans un Bollaert qui n’avait certainement pas imaginé assister à un tel naufrage. Dépassés dans tous les compartiments du jeu, les hommes de Yannick Cahuzac ont encaissé trois buts en première période avant de sombrer totalement après la pause. Anastasios Douvikas, auteur d’un triplé, Nico Paz et leurs partenaires ont transformé cette rencontre en véritable démonstration.
La réduction du score de Ruben Aguilar (65e) n’aura été qu’une maigre consolation dans une soirée où les Artésiens ont affiché des lacunes inquiétantes. Avec cette humiliation, Lens voit également sa situation européenne se compliquer sérieusement. Mais au-delà du résultat et des conséquences au classement, c’est surtout la manière qui interroge. Une défaite aussi lourde laisse forcément des traces dans un vestiaire et oblige tout un groupe à se remettre en question. Au coup de sifflet final, Yannick Cahuzac a d’ailleurs pris la mesure de la catastrophe.
Cahuzac refuse de baisser les bras
Au micro de Canal +, l’entraîneur lensois n’a pas cherché à trouver d’excuses pour expliquer cette débâcle. Le technicien a reconnu le sentiment d’humiliation ressenti par son équipe, tout en insistant sur la nécessité de se regarder dans la glace. « Ce qu’on a dit restera dans le vestiaire, le seul mot qui me vient en tête, c’est un sentiment d’humiliation, c’est difficilement explicable, on a été humilié. On va bien se concentrer sur nous-mêmes, se concentrer pour dimanche, on doit avoir de la fierté. Il n’y a pas que le plan de jeu qui n’a pas été respecté. Cela va au-delà de ça. On doit se regarder dans une glace. »
Alors que cette claque pourrait naturellement relancer les interrogations autour de son avenir sur le banc artésien, lui qui a remplacé Dino Toppmöller, Cahuzac a également tenu à faire passer un message très clair. Pas question pour lui de jeter l’éponge après cette soirée noire. « C’est mal me connaître si vous croyez que je vais abandonner». Le message est limpide, le coach de 41 ans entend rester debout et assumer ses responsabilités. Reste désormais à savoir si son groupe sera capable de répondre sur le terrain dès dimanche, avec une réaction attendue autant dans l’attitude que dans le résultat. À Lens, le chantier est immense et les prochains jours s’annoncent décisifs pour tenter de sortir de cette crise.
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